Renseignements...

...Généreux.

Y paraitrait, à c'qu'on dit... que le "renseignement", quand on y entre... on n'en sort pas.
On en sort les pieds devant, avant ou après les infos, ou en même temps...
Ou on finit dans le vitriol ? ...au mieux à guantanamo ??

Des informations sont-elles perdues, des preuves détruites, des vies sacrifiées ?
Est-ce possible vraiment si rien ne se perd ?

"...il vaut mieux que tu ne saches rien, comme ça au moins, tu es pénard, anonyme, citoyen !"

C'est un crime de savoir ? de vouloir ? de vouloir savoir ? de chercher à comprendre ? d'apprendre ?
C'est un "outrage" ? une "haute-trahizon" contre la Nation de s'informer et dénoncer des crimes contre l'humanité ?

"Secret Défense" et CONTRE-ATTAQUE-MEDIATIQUE !
et médiumnique ?

Forge toi-même TON OPINION citoyen, citoyenne !
Ce sont les armes de demain contre l'obscurantisme et les guerres civiles !!

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  QUATRE COURRIELS REZO-ACTU:

LeJDD.fr - Mercredi 08 Avril 2009 - Par Gaël VAILLANT

EPR : Lhomme à abattre

 
Stéphane Lhomme, porte-parole de "Sortir du nucléaire", serait-il dangereux? A en croire les révélations de Mediapart et du Canard enchaîné, le militant écologiste aurait été espionné par une société suisse pour le compte d'EDF, piraté par ses responsables de la sécurité et pisté par la DST. A l'origine, la diffusion d'un document "secret-défense" qui met en cause le réacteur EPR.
 
 
Ces derniers jours, les militants anti-nucléaire profitent involontairement d'une belle publicité: des responsables de la sécurité d'EDF ont été arrêtés pour avoir piraté les réseaux informatiques de Greenpeace - celui de son ex-directeur des campagnes en particulier - et du collectif d'associations "Sortir du nucléaire". Par excès de zèle, semble-t-il, les responsables de la sécurité du géant de l'énergie voulaient découvrir qui était à l'origine de la diffusion, en 2003, d'un document classé "secret-défense". La direction de la société, qui s'est constituée "partie civile" dans cette affaire, nie avoir eu connaissance de cette action illégale. Mais quelques lignes dans le Canard Enchaîné de mercredi pourraient remettre en cause ce démenti.

L'hebdomadaire satirique révèle, sans préciser sa source, que Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire", a été placé "sous surveillance par la société Securewyze", basée à Lausanne, en Suisse, dans le cadre d'un "contrat" passé avec EDF. Les responsables de la sécurité, mis en cause dans l'affaire de piratage, semblent en être à l'origine. Mais il serait inhabituel que d'autres responsables de la société n'aient pas été mis au courant du "contrat". C'est du moins la thèse que défend un communiqué de "Sortir du nucléaire", qui fustige une nouvelle fois la nuisance d'EDF, tant au niveau "environnemental" que "démocratique".

Fuite nocive

Pour comprendre à quel point l'affaire est sensible, il faut remonter en 2003. Stéphane Lhomme, président très actif de l'association Tchernoblaye - qui dénonce le transport de déchets radioactifs à partir de la commune de Blaye (Gironde) -, se lance dans un nouveau combat. Il entre en possession d'un document sur l'EPR, le réacteur nouvelle génération que Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, présente comme "l'avenir propre et sécurisant du nucléaire".

Le document, classé "confidentiel secret défense", indique que l'EPR ne résisterait pas au choc d'un avion de ligne. Deux ans après le 11-Septembre, la révélation, méthodiquement diffusée sur internet par Stéphane Lhomme, fait polémique. Au-delà de son combat écologique, le porte-parole de "Sortir du nucléaire" fait face depuis quatre ans aux conséquences légales de ses actes. Il est placé à deux reprises en garde à vue par la Direction de la surveillance du territoire (la DST aujourd'hui devenue DCRI) en mai 2006 et mars 2008. Les services du renseignement ne veulent pas sanctionner le responsable associatif mais savoir d'où vient la fuite. Tout comme les responsables de la sécurité d'EDF qui pendant ce temps, piratent les ordinateurs du collectif d'associations.

Contre-espionnage

Mais Stéphane Lhomme ne lâche rien. Au contraire, il en rajoute une couche, afin que l'affaire ne soit pas étouffée médiatiquement. S'il n'a pas empêché l'installation d'un réacteur EPR à Flamanville, il alerte, envoie de nombreux communiqués et accuse les autorités de vouloir le bâillonner. Les investigations de certains journalistes semblent le conforter. Mardi, le journal en ligne Mediapart indique ainsi: "L'ancien commandant de police Pierre François avait été chargé de développer au sein d'EDF des activités de renseignement afin de prévenir d'éventuelles attaques terroristes, mais aussi des campagnes de déstabilisation ou des actes de malveillances émanant de la mouvance anti-nucléaire."

"EDF et la DST ont clairement un intérêt commun: découvrir qui, au sein d'EDF, a fait parvenir au Réseau ‘Sortir du nucléaire' des documents sensibles", précise encore Stéphane Lhomme. L'ex-DST a-t-elle aidé EDF ou les responsables de sa sécurité à espionner et pirater les militants écologistes? Une question qui risque de rester sans réponse tant l'affaire est sensible. A moins que la piste Securewyze, révélée par le Canard enchaîné, n'aboutisse.

 



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Note : bien lire "mise en garde à vue" au 3ème paragraphe et non "mise en examen"
 

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 31 mars 2009 - Contact : 06.64.100.333
 


Espionnage de "Sortir du nucléaire" et Greenpeace par EDF :
"Sortir du nucléaire" va porter plainte contre EDF et la DST


- Stéphane Lhomme doit obtenir un non-lieu dans l'affaire du document confidentiel
défense (*) sur le réacteur EPR, directement liée à l'affaire de l'espionnage par EDF

- la DST a-t-elle aidé EDF à espionner le Réseau "Sortir du nucléaire" ?
 

 
A la suite des révélations faites ce jour par le média en ligne Médiapart, selon lequel EDF a espionné le Réseau "Sortir du nucléaire" et Greenpeace, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les méthodes d'EDF mais aussi celles de la DST (aujourd'hui DCRI) dont le rôle reste à éclaircir.

Médiapart écrit aujourd'hui : "L'ancien commandant de police Pierre François avait été chargé de développer au sein d'EDF des activités de renseignement afin de prévenir d'éventuelles attaques terroristes, mais aussi des campagnes de déstabilisation ou des actes de malveillances émanant de la mouvance anti-nucléaire, comme les associations Sortir du nucléaire ou Greenpeace, très investies en la matière. La "cellule" animée par Pierre François aurait notamment infiltré ces associations, parfois avec la bénédiction des services spéciaux français dont sont issus la plupart de ses membres."

Après s'être procuré un document confidentiel défense issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne, Stéphane Lhomme, Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" a été placé en garde à vue à deux reprises par la DST (aujourd'hui DCRI) le 16 mai 2006 et le 25 mars 2008.
 
Ces deux gardes à vue ont été menées sur réquisition du Parquet de Paris, section "antiterroriste", et Stéphane Lhomme est sous la menace de 5 ans de prison et de fortes amendes pour "compromission du secret de la défense nationale". Pour protester contre cette mise en examen, le Réseau "Sortir du nucléaire" avait mis en ligne le document Confidentiel défense et l'avait diffusé à de nombreuses organisations et personnalités qui l'avaient aussi mis en ligne. (*)
 
EDF et la DST ont clairement un intérêt commun : découvrir qui, au sein d'EDF, a fait parvenir au Réseau "Sortir du nucléaire" des documents sensibles, dont le fameux document confidentiel défense sur l'EPR. Une question est posée : la DST a-t-elle aidé EDF pour espionner le Réseau "Sortir du nucléaire" ?
 
Ce sont donc plutôt EDF et la DST qui doivent être inquiétés et non les militants du Réseau "Sortir du nucléaire" qui n'ont fait que leur devoir de citoyens. Le Réseau "Sortir du nucléaire" va porter plainte contre EDF et contre la DST. Le Parquet de Paris doit prononcer un non-lieu pour Stéphane Lhomme et enquêter sur le processus d'espionnage mis en œuvre par EDF et la DST.

 
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html


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Espionnage du Réseau "Sortir du nucléaire" par EDF

Le résumé de l'affaire de novembre 2003 à mars 2009

 

Consulter le document Condfidentiel défense :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html  

 

 

 

24 novembre 2003 : par communiqué, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle par communiqué être entré en possession d'un document Confidentiel défense, issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne. Les agences de presse (AFP, Reuters) publient des dépêches sur cette affaire

 

 

25 novembre 2003 : Le Figaro ("Un document «secret défense» dévoilé : le futur réacteur EPR vulnérable aux chutes d'avions") et Libération ("Les écologistes attaquent EDF avec ses propres documents") couvrent l'affaire.

Cf par exemple : http://www.liberation.fr/terre/0101462373-les-ecologistes-attaquent-edf-avec-ses-propres-documents

 

 

25 novembre 2003 (bis) : Patrick Ollier, à l'époque président (UMP) de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, demande l'ouverture d'une "enquête administrative" sur le Réseau "Sortir du nucléaire" et le document confidentiel défense (cf dépêche AFP). Curieusement, l'affaire en reste là et, quelques temps plus tard, comme si de rien n'était, EDF et Areva recommencent à prétendre que l'EPR résisterait à un crash d'avion de ligne...

 

 

16 novembre 2004 : sur le plateau de l'émission de France 3 "France Europe express", animée par Christine Okrent. Face à Mme Lauvergeon (PDG d'Areva), Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" brandit le document confidentiel défense et en lit des extraits. 

 

 

10 septembre 2005 : la Commission nationale du Débat public (CNDP), chargée d'organiser un débat officiel sur la construction du réacteur EPR, annonce être confrontée à un problème : dans sa contribution écrite, le Réseau "Sortir du nucléaire" fait référence au fameux document Confidentiel défense. Craignant d'être elle-même poursuivie, la CNDP décide de censurer la contribution du Réseau "Sortir du nucléaire". (Cf AFP, 20/09/2005 : "Débat public sur l'EPR et secret défense: la CNDP recherche une solution')

 

 

15 septembre 2005 : à la Une, le journal Le Monde évoque l'affaire : "Quand le débat public rencontre le secret-défense"

Cf http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr-confidentiel&page=4

 

 

16 mai 2006 : mandatée par le parquet de Paris, section antiterroriste, la Direction de la surveillance du territoire (DST, aujourd'hui DCRI) fait irruption chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", lequel est aussitôt placé en garde à vue. Il est "questionné" quinze heures d'affilée, son appartement fouillé de fond en comble, ses ordinateurs et téléphone confisqués. Une copie du fameux document est saisie. Cf AFP, Reuters, ATS, Le Monde.fr, le Figaro.fr, Libération.fr, etc

(Cf par exemple : http://www.lefigaro.fr/france/20060516.WWW000000354_un_anti_nucleaire_arrete_par_la_dst.html )

 

 

17 mai 2006 : en signe de protestation, le Réseau "Sortir du nucléaire" décide de mettre en ligne le Document confidentiel défense et le diffuse à de nombreuses associations et personnalités qui le mettent aussi en ligne sur leurs sites respectifs. (Cf Libération, 18 mai 2006 : "Libéré, Stéphane Lhomme contre-attaque")

Cf http://www.liberation.fr/terre/010148534-libere-lhomme-contre-attaque

et http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html  

 

 

25 mars 2008 : près de deux ans plus tard, Stéphane Lhomme est à nouveau placé en garde à vue et "questionné" pendant près de 10 heures. Une liste de responsables d'EDF lui est présentée : la DST est toujours en échec dans la recherche de la "source" qui, à l'intérieur d'EDF, récupère des documents sensibles te les transmets au Réseau "Sortir du nucléaire". Poursuivi pour "Compromission du secret de la défense nationale", Stéphane Lhomme reste sous la menace de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende.

Cf par exemple : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/nucleaire-la-verite-inquiete_105937.html

ou http://www.challenges.fr/depeches/20080326.REU1547/?xtmc=epr&xtcr=14

ou http://www.liberation.fr/contre-journal/010177356-la-dst-version-police-politique

 

 

31 mars 2009 : le journal en ligne Médiapart révèle : "L'ancien commandant de police Pierre François avait été chargé de développer au sein d'EDF des activités de renseignement afin de prévenir d'éventuelles attaques terroristes, mais aussi des campagnes de déstabilisation ou des actes de malveillances émanant de la mouvance anti-nucléaire, comme les associations Sortir du nucléaire ou Greenpeace, très investies en la matière. La "cellule" animée par Pierre François aurait notamment infiltré ces associations, parfois avec la bénédiction des services spéciaux français dont sont issus la plupart de ses membres." et fait référence à l'affaire du Document confidentiel défense.

 

 

A ce jour, poursuivi pour "Compromission du secret de la défense nationale", Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire") reste sous la menace de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende pour avoir détenu et rendu public le document Confidentiel défense. Il a expliqué la démarche du Réseau "Sortir du nucléaire" dans un texte intitulé "Les raisons de la publication du document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR"

(cf http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=157)

 

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Le Temps (Suisse) - Vendredi 03 Avril 2009
 
Nucléaire et déraison d'Etat

EDF a-t-elle fait espionner Greenpeace et le Réseau sortir du nucléaire? Selon la presse française[1], un haut responsable de la sécurité informatique du géant de l'électricité – allié à EOS au sein du nouveau groupe suisse Axpo – a été mis en examen, notamment pour «complicité d'intrusion informatique» au sein du parc d'ordinateurs de l'association de défense de l'environnement Greenpeace. La cellule que cet ancien commandant de la gendarmerie gérait au sein de l'entreprise électrique était en charge de campagnes de déstabilisation de la mouvance antinucléaire. Y compris par des infiltrations! L'affaire fait passablement de bruit.
 
D'autant que Greenpeace avait déjà eu droit à des barbouzeries en tous genres, il y a un quart de siècle, dans l'affaire dite du Rainbow Warrior. Les services secrets français avaient tout simplement envoyé par le fond le navire de l'organisation, tuant un photographe présent sur l'embarcation. A l'époque, déjà, la vache sacrée du nucléaire avait motivé ce recours à l'ultima ratio regum [la force], l'ultime argument du roi, devise que Louis XIV faisait graver sur ses canons. A savoir, le développement de l'arme nucléaire française testée en Polynésie française. Or, on sait très bien que nucléaire civil et militaire sont les deux faces d'une même médaille.

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Le différend du moment entre EDF et les antinucléaires porte un nom: EPR, le réacteur pressurisé européen, c'est-à-dire le prochain maillon de la filière électronucléaire.  EDF n'a guère goûté que les milieux opposés à l'atome (regroupés au sein du Réseau sortir du nucléaire) publient des documents mettant en évidence des problèmes de sécurité sur l'EPR. Après cette fuite, Stéphane Lhomme, porte-parole des antinucléaires, a été placé en garde à vue à deux reprises par les services secrets.

On ne peut s'empêcher de faire le lien avec d'autres affaires récentes comme l'espionnage par la société qui commercialise les tasers d'Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste; celle de la Deutsche Bahn qui espionnait les courriels de ses employés; ou, plus près de nous, l'infiltration d'Attac par des taupes de Securitas à la botte de Nestlé.

La justice suisse dans cette dernière affaire avait décerné un non-lieu s'apparentant à une opération de blanchissage. Le juge en charge du dossier n'a pas mené des mesures d'instruction dignes de ce nom. Un pilier de l'économie suisse comme Nestlé ne saurait avoir dissimulé un quelconque aspect du dossier. Et face à cette racaille gauchiste, la manoeuvre de la multinationale a presque été présentée comme étant de bonne guerre...

Il convient de le regretter. Le caractère récurrent de ces affaires montre bien que certaines entreprises sont prêtes à tout. Y compris à violer les droits fondamentaux comme le respect de la sphère privée ou la liberté d'association. Que l'Etat donne sa bénédiction à ces méthodes montre bien en quelle haute estime il porte ces valeurs démocratiques.

 



[rezo-actu]  -  Liste de diffusion sur le nucléaire et ses alternatives.
Les informations diffusées sur cette liste ne reflètent pas nécessairement
le point de vue du Réseau "Sortir du nucléaire" - http://www.sortirdunucleaire.org

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